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samedi, janvier 28 2012

Projet numérique d'Hollande : pour le lire, mieux vaut être expert en sémantique qu'ingénieur.

La politique, c’est comme la pub. Le fond est souvent très convenu, rien qui concerne vraiment un ingénieur ou un technicien spécialiste du sujet. Tout est dans le symbolique, ce que les mots évoquent. Vous pouvez choisir de lire les programmes de la présidentielle comme on regarde une pub, passivement, sans réfléchir. Ou choisir d’analyser.

  • Citation : "Je soutiendrai le développement des nouvelles technologies et de l’économie numérique, levier essentiel d’une nouvelle croissance, en organisant avec les collectivités locales et l’industrie la couverture intégrale de la France en très haut débit d’ici à dix ans."

Recette #1 : Ne pas donner de détail pour ne pas risquer de se tromper.

S’agit-il de fibre, d’ADSL+++ ? Que les pouvoirs publics soient agnostiques quand à la technologie employée pour aboutir à un résultat, soit. Mais dans le cas des infrastructures il faut faire un choix pour qu'elles se déploient, pour les réguler.
Tout le monde est pour le THD, même ceux qui ne comprennent rien à internet. Le THD, c'est la tarte à la crème de la politique.
Mais expliquer comment on va déployer le THD est tout le problème. Qui finance ? Combien ? Ou ? Quel mécanisme juridique ? Quel partenariat entre privé et public ? C'est faute d'avoir eu la bonne stratégie depuis 10 ans que le THD n'avance pas. Sans détail pratique sur le mécanisme, c'est une promesse qui n'engage que celui qui y croit.

  • "Je remplacerai la loi Hadopi par une grande loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux œuvres"

Recette #2 : Baisser les attentes du lecteur internaute

Il ne s'agit pas d’une vente ou fourniture de service, ou droits et argents s'échangent sur une base juste par les deux parties mais d’une "conciliation". En bon centriste je n'ai rien a priori contre la conciliation ou le compromis, mais avoir mis cette phrase en introduction est une mise en garde du lecteur internaute : vous n'allez probablement pas apprécier la suite, soyez prévenus.

Notez qu’il ne s'agit pas de "l'accès" mais "d'un accès" à la culture. Comprendre : plus restreint que vous ne l'espérez.
Baisser initialement les attentes du lecteur de projet politique (donc passionné) est important pour qu'il se sente le moins déçu possible à la fin.

  • "par internet facilité et sécurisé."

Recette #3 : Faire peur au lecteur, puis le rassurer : "Tu es en danger, on va te protéger"

Les échanges entre particuliers seraient-il non sécurisés, organisés par les fameux pedonazis de l'internet ? Tremblez ! Mais rassurez vous Hollande va "sécuriser", il va vous protéger.
Et ça sera "facilité" en plus (Comprendre : vous ne sentirez rien de l'argent qu'on va vous prendre).
Une phrase pareille, c'est beau comme une pub d'"internet par Orange".

  • "La lutte contre la contrefaçon commerciale sera accrue en amont,"

Recette #4 : Lui expliquer qu'il est victime de lui même. "Tu es drogué, mais c'est au dealer qu'on va s'intéresser."

On peut raisonnablement comprendre qu'il s'agit d'une lutte contre les serveurs, qu'ils soient de streaming, de liens, de torrents. Qu'ils profitent financièrement des échanges (type megaupload) ou pas (sites de seeding sans pub). En clair le concept d'échanges de pair à pair est vu comme une drogue et la stratégie de lutte est calquée sur la lutte contre la drogue : pas de dépénalisation pour les utilisateurs, l'essentiel de la lutte focalisée sur les dealers pour empêcher que les clients puissent se fournir.

Pas de détails, mais techniquement on peut s'attendre à des fermetures de sites de liens pour les rares hébergés en France, et à une intensification des filtrages au niveau DNS pour ceux à l'étranger (peering, seeding, streaming, ...). Mais comme tous les utilisateurs vont rapidement basculer en SSL, Hollande passera-t-il au filtrage par port ("en amont" signifie avant que le paquet arrivé chez vous ?) ou au niveau protocole (DPI) ?

En cela il s'agit d'un changement opérationnel par rapport aux gouvernements récents mais la pensée est identique. La lutte continue, cette fois contre les «dealers» et probablement sur le filtrage de la connexion internet entre sites et utilisateurs.

  • "pour faire respecter le droit moral, pilier des droits d’auteur,"

Recette #5 : Provoquer en lui la honte : "Internaute, tu devrais avoir honte, tu n'as aucune morale"

Le droit moral est important pour les artistes et il est important que les internautes comprennent cette notion. L'idée (très simplifiée) est que l'artiste doit avoir son mot à dire sur le devenir de ses oeuvres, indépendamment des considérations financières. Une oeuvre n'est pas qu'un produit dans un marché, elle a un créateur pour toujours.
Le droit moral aurait eu toute sa place dans une licence globale aussi, car accès forfaitaire pour les particuliers ne signifie pas abandon des droits pour l'auteur, bien au contraire.
Le droit moral est important, mais si on s’était arquebouté sur le droit moral au moment des radios libres, on aurait jamais pu trouver une solution qui laisse les radios diffuser ce qu'elle veulent en échange d'une rémunération.
Mais dans le contexte d'une lutte contre les échanges non commerciaux parler de droit moral signifie que ces échanges sont sur le fond mauvais, qu'un échange entre particuliers ne respecte pas la volonté de l'artiste même si cela ne lui cause aucun dommage économique. Aucun argument économique comme la fréquentation record des cinémas ne peut être prise en compte. Les échanges entre particuliers sont immoraux, voila le message.
Ce que le mot "moral" évoque pour le lecteur lambda, c'est la notion de décence par rapport au groupe. Si vous faites une action qui provoque l'indignation du groupe, vous avez agi contre la morale, vous êtes immoral, vous devriez avoir honte.

  • "et développer les offres en ligne."

Recette #6 : Lui faire croire qu'il a le choix

Cela signifie clairement que la priorité est au développement de l'offre payante légale. Et en effet c’est une priorité, l'offre légale est vraiment déficiente.
Mais il dit pas comment. S'agit-il d'un recyclage du label HADOPI avec un nouveau nom ? Bien souvent dans ses 60 promesses Hollande indique qu'il va forcer, interdire, orienter le marché, les taux de change, la finance mondiale. Mais le marché a son inertie et les incantations seules ne servent pas à grand chose.
Sarkozy, Albanel, Mitterand aussi voulaient développer l'offre légale. Le résultat n'est pas du à un manque de volonté, encore moins un manque de gesticulations ou de promesses mais à un manque de mesures claires, concrètes et efficaces. Sans détails c'est une promesse vide de sens.

  • "Les auteurs seront rémunérés en fonction du nombre d’accès à leurs œuvres"

Recette #1 bis : Ne pas donner de détail pour ne pas risquer de se tromper.

Le système de rémunération. Voila la seule réelle action qui est proposée, le reste étant surtout des souhaits sans détails pratiques.
Mais il est permis de se demander comment ce système va fonctionner. Si la lutte «en amont» cible les sites qui hébergent les fichiers ou les torrents, il sera délicat de leur demander leur stats de téléchargement pour rémunérer les artistes. De même, si le partage entre particulier reste illégal, il sera délicat de leur demander de reporter leur consommation par l’installation d’un «mouchard».
Si le système de rémunération est au final aussi opaque et injuste que la répartition actuelle de la taxe copie privée par les ayant droits intermédiaires, ce ne sera une victoire pour personne et surtout pas pour les artistes.

  • "grâce à un financement reposant à la fois sur les usagers et sur tous les acteurs de l’économie numérique"

Recette #7 : La tactique du sniper fiscal

Il ne s’agit pas d’une licence globale, c'est un élargissement de la rémunération pour copie privée actuelle, taxe sur les supports de stockage que nous payons tous. Elle sera juste élargie à tous les fabricants de matériels, opérateurs de téléphonie, fournisseurs à internet. Au lieu d'avoir uniquement une contribution unique et claire que vous payez en même temps que votre abonnement à internet/mobile comme la licence globale, vous aurez une taxe diffuse et presque invisible sur tous vos achats numériques et électroniques, comme la rémunération pour copie privée. Seraient probablement concernes aussi les publicités (google, dailymotion), faisant reposer indirectement sur votre pouvoir d'achat ces taxes. Presque invisible donc mais pas indolore. C’est la tactique du sniper fiscal. La taxe est déjà de l'ordre de 250 millions, on peut imaginer qu'élargir l'assiette va aussi élargir le montant. En clair nous aurions tous à payer beaucoup plus sur tout notre équipement, nos abonnements, indirectement sur la publicité ... sans avoir aucun droit en échange.

  • "qui profitent de la circulation numérique des œuvres."

Recette #8 : Méchants capitalistes

La vision de l'économie numérique selon Hollande semble se résumer à : de grands groupes internationaux profitant des artistes français. En somme, une variante de «mon ennemi, c’est la finance».
C’est oublier qu’à part google-youtube l’essentiel des start-ups ne sont pas rentables et que beaucoup sont françaises ou européennes. Que les seules entreprises qu’il réussira à taxer sont des entreprises légales, qui ont donc en général une stratégie associant et rétribuant déjà les artistes sinon elles seraient attaquées en justice.

Que le réel problème soit la mutation de notre système de financement de la création franco-français (par exemple le cinéma par la télévision) n’est même pris en compte. Pour Hollande les problèmes viennent de l'autre, les solutions viendront plus tard ... seul importe le changement maintenant.

Or sans une vision claire et honnête des problèmes actuels, Hollande ne pourra trouver les solutions. A la lecture de son projet, je ne vois pas d’amélioration sensible par rapport a la politique désastreuse de Sarkozy en ce qui concerne les artistes, les internautes, les entreprises.

Pour faire bonne mesure, je vous renvoie vers l'itw de Bayrou sur la radio le Mouv' ou il cite une étude totalement farfelue du Parti Pirate. WTF, comme on dit.

hollande.jpg

lundi, mai 9 2011

Je change de boulot !

Cher lecteur, je change de boulot !

Je m'occupais ces cinq dernières années d'optimiser et améliorer des logiciels de provenances variées pour Intel, pendant 4 ans dans les logiciels de calcul/scientifiques/telco, et dernièrement dans l’embarqué (Set-Top-Boxes, tablettes, ardoises ...).

Je vais maintenant mettre à profit l’expérience acquise pendant ces années pour m'occuper du programme académique d'Intel. Le principe : Intel crée des cours destinés aux universités (et écoles d’ingénieur) dans des domaines ou Intel a un savoir faire spécifique. Nous discutons avec les profs d'info pour voir ce qui leur manque, ou ce qui leur plairait d'avoir comme cours, nous les créons si besoin et allons les enseigner ensemble sur place. Ensuite les profs décident de prendre tout ou partie du cours dans leur cursus (en citant Intel ou pas). Le bon point de nos cours est qu'ils sont utilises à très grande échelle, bien débuggés, avec de jolis labs ... etc. Et gratuits. Et de plus en plus open source.

Les thèmes couverts sont historiquement :

  • la programmation parallèle basique (threads, OpenMP, iTBB)
  • puis les clusters (sysadmin et MPI)
  • récemment la programmation cloud en Java (threads, JSR166, HADOOP, GoogleAppEngine)
  • très bientôt le développement embarqué (sur base Meego comme exemple, QML, ...)
  • prévu : les basiques de la sécurité (en tant qu'utilisateur, dev ou sysadmin)

En plus, nous avons des opérations comme des concours de programmation, l’accès à des prototypes avec plein de cœurs dedans, une sorte de "Summer of Code" a la sauce Intel ... plein de choses.

Je couvre la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), et vais donc voyager un peu partout. J'avais deja eu l'occasion pour ces cours d'aller en Angleterre souvent, au Liban, Afrique du Sud 3 fois, et même en Arabie Saoudite ! Au programme pour s’échauffer : le Caire, Nigeria, Angleterre.

mercredi, mai 4 2011

Install Debian on the Intel SS4000E NAS server (old, arm based)

Requirements :

Procedure :

  • Plug and enter RedBoot :

Plug the cable
launch minicom, change settings, save, relaunch minicom
boot the NAS
hit CTRL-C several times to make sure you catch the right time (you should see an invite on screen)
you are now in the redboot environment

  • Load and lunch installer :

load ram : fis load rammode
boot system : g
hit CTRL-C to stop system loading, you should be back in reboot
configure IP (your NAS temporary IP and the web server IP) : ip_address -l 192.168.1.3 -h 192.168.1.16
load initrd.gz : load -v -r -b 0x01800000 -m http /initrd.gz
load kernel : load -v -r -b 0x01008000 -m http /zImage
boot installer : exec -c "console=ttyS0,115200 rw root=/dev/ram mem=256M@0xa0000000" -r 0x01800000
... install debian with the desired setting

  • Reboot and change boot script :

reboot, hitting CTRL-C to enter redboot
type : fconfig boot_script_data
answer with first line : fis load ramdisk.gz
then : fis load zImage
and : exec -c "console=ttyS0,115200 rw root=/dev/ram mem=256M@0xa0000000" -r 0x01800000
finish by a blank line
and answer y at the end to flash the RAM

  • Login via serial cable or from the network if you installed ssh.

mardi, mars 22 2011

Nucléaire : L’ingénieur et le politique.

Notre aide, nos pensées, vont aux Japonais qui luttent contre les conséquences des tremblements de terre, tsunami et catastrophes nucléaires. Aujourd'hui, c'est à l'observation des réactions si impressionnantes de dignité du peuple japonais d'une part et, du décalage éprouvant des différentes prises de positions françaises telles qu'elles se sont exprimées dès samedi 12 mars, à travers l'ensemble de nos media nationaux, que nous souhaitons poser les premiers enseignements que nous tirons en citoyens libres et soucieux de participer de l'émergence d'un débat serein et sans dogme sur l'avenir énergétique de notre pays.

Les catastrophes ne se gèrent pas, elles se préparent

Les citoyens Japonais étaient préparés, et ce n'est pas un hasard : chaque année une journée est consacrée aux répétitions grandeur nature et à la sensibilisation de la population. Ils savaient ce qu'il fallait faire en cas de tremblement de terre, ils avaient répété les gestes qui sauvent. Et ces gestes ont probablement sauvé bon nombre d'entre eux, en tout cas face au tremblement de terre.

Les citoyens Français ne sont eux pas préparés ni informés à l’avance. Les habitants des zones inondables avaient eu pour consigne de rester chez eux lors de la tempête Xynthia, consigne utile face au vent mais les condamnant à la noyade en cas d'inondation. Savaient ils qu'ils habitaient en zone inondable ? Que savent les Corses ou les Guadeloupéens de la prévention des tremblements de terre, alors que les séismologues y prédisent de très violents séismes ? Ou sont les cartes publiques des risques, officielles, destinées à la population par territoire ? Certains risques sont évitables, d'autres non, mais dans tous les cas nous exigeons, en tant que citoyens, d'avoir accès à une liste des risques connus que nous encourrons, des mesures que nous devons prendre pour nous y préparer et être formé aux gestes qui sauvent.

Discours de vérité

Si nous n'avons aujourd'hui pas de prévention efficace, c'est que la prévention doit obligatoirement s'accompagner d'un discours de vérité sur le risque. Attendre la catastrophe pour avoir des informations honnêtes est la recette du désastre. La communication Française à propos du nuage de Tchernobyl est dans toutes les mémoires. Il ne s'agit pas que de mensonge : un discours honnête aurait permis d'éviter de consommer des aliments alors contaminés, surtout dans les régions est et Corse. Plus récemment, que savions-nous lors de la tempête de 1999 du problème d'inondation majeur de la centrale de Blayais ?

D'un côté, les politiques en charge de la sécurité préfèrent nous bercer d'illusions. Ils croient le peuple immature, incapable de recevoir un discours de vérité. De l'autre, nous l'acceptons collectivement.

Ils nous garantissent un risque zéro et nous assurent qu'ils gèrent totalement la situation en secret. En exigeant le risque zéro, le citoyen Français demande qu'on lui mente. Ils nous prennent pour des enfants, nous nous comportons comme tels.

L'illusion nourrie d'une société sans risque est notre premier danger

Il ne s'agit pas que de communication ou de sentiments : en rejetant tout risque, en promettant le risque zéro, nous empêchons toute politique de réduction des risques ouverte et efficace. Par exemple, si tous les français avaient chez eux de l'iode, et pas seulement ceux qui habitent dans un rayon de 10km d'une centrale ? Si une carte des risques claire était publique, et le seuil de résistance des centrales nucléaires aussi ? Peut-être n'aurions-nous pas de centrales construites dans des régions à risque comme la vallée du Rhône (séisme) ou directement sur la côte atlantique (inondations). Peut être les plus anciennes de nos centrales, construites à partir de cahiers des charges encore plus anciens, seraient fermées.

Notez la superposition entre des régions denses en centrales et sites de forts séismes :

centrales_nucleaires.png
(Eric Gaba – Wikimedia Commons)

sismicite_France.jpg
www.planseisme.fr

Le résultat serait bien sur une opinion publique plus mure, sensibilisée aux risques, mais ces risques seraient grandement réduits, les décisions d'implantation plus rationnelles et la prévention plus efficace.

Nous ne savons pas si la centrale nucléaire de Fessenheim doit fermer. Nous n'avons pas les éléments pour nous construire une opinion informée. Ce que nous savons par contre c'est que le climat irrationnel, fruit de la rencontre entre un militantisme aussi enflammé que radical d’un côté et le manque d'information de la part des pouvoirs publics de l’autre enferment le décideur politique dans une situation dangereuse.

Même si la fermeture de Fessenheim s'avérait techniquement nécessaire, elle ne pourrait l'être pour des raisons politiques. Le signal envoyé serait une capitulation d'un pouvoir perçu comme pro-nucléaire. Même si l'implantation d'une centrale était peu judicieuse dans une région à fort risque sismique, elle le sera : comment continuer à vendre des centrales à l'Italie si nous refusons nous même de construire dans le sud-est ? Même si avoir de l'iode dans tous les foyers français était la meilleure façon de protéger au minimum la population en cas d'accident majeur, nous n'en aurons pas : le mythe bien français "ça ne peut pas arriver chez nous" n'y résisterait pas. Comment expliquer que la mesure est justifiée en 2011 sans implicitement critiquer le non déploiement des décennies précédentes, et donc l’évaluation du risque par les pouvoirs publics en général ?

Satisfaire un élan irrationnel ou entendre un discours de vérité ?

En politique, considérer l'honnêteté ou l'intelligence du décideur ne peut suffire. Face à des opinions publiques volatiles, bon nombre de décideurs politiques préféreront gérer l’émotion immédiate que prendre ce qu’ils savent être la bonne décision. Nous sommes tous humains certes, mais être conscient du facteur émotif permettrait peut être d’éviter certaines erreurs. Surfant sur l’émotion, les Verts voudraient un referendum rapidement, comme d’autres reforment le code pénal après un fait divers atroce. Pour notre part, nous souhaiterions éviter que notre politique énergétique ressemble au délire sécuritaire de LOPPSI2.

Que le choix d'avoir 80% d'électricité nucléaire dans un pays soit un choix politique, soit, nous aurons en 2012 l’occasion d’en débattre sérieusement et sereinement. Demandons nous par contre comment les politiques influent sur la mise en œuvre technique de cette politique ? Nul ne doute que nous ayons d'excellents ingénieurs et chercheurs en France, mais à quel point la décision d'implantation et le cahier des charges d'une centrale nucléaire est-il soumis à des impératifs politiques ? Nos décideurs politiques actuels se plaisent à se prendre pour des Rois Soleils, seraient-ils venus à croire qu’ils peuvent en maitriser son énergie ? Alors que le développement des technologies nucléaires est le triomphe de la rationalité et l'intelligence humaine, sa gestion politique est le reflet de notre irrationalité.

Nous ne serons rassurés que lorsque les décideurs politiques nous donneront les informations permettant d’exercer notre libre arbitre, et mettront en place une politique rationnelle de prévention des risques. Plus qu’un débat enflammé et caricatural sur le nucléaire, voilà le sujet dont nous aimerions que les Français se saisissent.

Paul Guermonprez, Céline Alléaume et Alain Dolium.
Membres du Mouvement Démocrate.

samedi, mars 12 2011

Danny MacAskill - Way Back Home

dimanche, février 27 2011

Chers lecteurs, je viens de lancer le site plum.es

Chers lecteurs, je viens de lancer le site plum.es

L’idée est d'avoir un kiosque ou les auteurs vendent leur ebook sans intermédiaire.

Au lieu d’être le dernier maillon de la chaîne alimentaire de l’édition, l'auteur recevra l'argent directement et ventilera si besoin à ses éditeurs / libraires / relecteurs / ...

Concept :

  • Les livres sont présentés comme des livres, pas de la lessive.
  • L'auteur touche l'intégralité du prix de vente (sauf comm paypal) : Contre 50-60% en passant par les stores classiques, ou 10-15% en passant par un éditeur, puis par les stores classiques.
  • L'auteur procède à la vente directe depuis son compte paypal (automatisé), plum.es n'est pas la pour vendre les informations sur les clients, ou pour afficher des publicités pour de la lessive partout.
  • Le lecteur n'a pas de DRMs ou de blocage technique : Possibilité de lire son livre sur n'importe quel matériel ou logiciel, maintenant et dans l'avenir.

Je cherche donc des auteurs souhaitant vendre leur ebook sur plum.es ... faites tourner l'information.

vendredi, février 25 2011

François Bayrou en 2007 à propos de Kadhafi

François Bayrou au rassemblement anti Kadhafi, 2007 :

bayrou_kadhafi.jpg

dimanche, février 13 2011

Talleyrand, le 3 mars 1838

Il faut en effet qu'un ministre des affaires étrangères soit doué d'une sorte d'instinct qui, l'avertissant promptement, l'empêche, avant toute discussion, de jamais se compromettre. Il lui faut la faculté de se montrer ouvert en restant impénétrable; d'être réservé avec les formes de l'abandon, d'être habile jusque dans le choix de ses distractions; il faut que sa conversation soit simple, variée, inattendue, toujours naturelle et parfois naïve; en un mot, il ne doit pas cesser un moment dans les vingt-quatre heures, d'être ministre des affaires étrangères.

Un extrait un peu plus long du discours est disponible ici

portraits_talleyrand.jpg

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