
Mot clé - alain dolium
vendredi, mars 12 2010
Alain Dolium : L’ascenseur
Par paul le vendredi, mars 12 2010, 22:18 - Affaires de la cité
jeudi, mars 11 2010
Stop aux discriminations, maintenant ! Appel d’Alain Dolium (publié sur Rue89)
Par paul le jeudi, mars 11 2010, 18:10 - Affaires de la cité
Tribune disponible sur Rue89.com, que je remercie de cette publication.
Votre enfant vient de naître ! C'est une fille : elle aura 4.4x moins de chances de devenir députée qu'un garçon. Ses cheveux sont crépus : 8x moins de chances de trouver un appartement. Félicitations tout de même. La discrimination, ce sont de petites décisions du quotidien qui changent radicalement une vie par leur accumulation. A une jeune femme sans enfants qui se présente pour un emploi : Vous avez un petit ami ? (comprendre : je n'ai pas envie d'une femme enceinte). A un homme noir qui visite un appartement : Vous aimez la musique, vous cuisinez ? (comprendre : bruit, odeurs ?). La discrimination passive du quotidien a son équivalent au plus haut niveau, décomplexée et visible aux yeux de tous. Nominations au conseil constitutionnel, réforme territoriale, mise sous tutelle de la HALDE. Dans la France de 2010, l'égalité s'efface peu à peu du fronton de la république. Les talents sont largement redistribués à chaque génération, quelle que soit la famille, son adresse, que l'enfant soit un garçon ou une fille. Je le crois et ceux qui ont créé notre pacte républicain aussi : l'égalité est au centre de notre devise. Ce n'est pas seulement un idéal de société, lorsque les temps sont durs pouvoir compter sur les compétences de tous devient vital.
La discrimination était autrefois cantonnée à quelques-uns, acceptée comme temporaire, supportée en imaginant des lendemains meilleurs. Ce reniement de nos valeurs pour quelques-uns a laissé la discrimination se propager dans toute la société. Le sentiment de déclassement social touche toute la population. Nous savons que nous pouvons tous en être victimes à un moment ou l'autre de notre vie. Égaux nous le sommes devenus dans le manque d'espoir dans l'avenir, dans la peur pour nos enfants.
Ce désespoir nous empêche de nous projeter dans l'avenir. La peur empêche chaque citoyen de se donner à fond. La peur de l'autre nous empêche de lui faire confiance et profiter de ses capacités. La France a peur dans son avenir, la France est paralysée. Pour palier à ces manquements d'égalité, certains convoquent la liberté : vous êtes libres d'intégrer les meilleures écoles supérieures puisque quelques rares places sont réservées. Mais sans de réels moyens dans l'éducation en amont cette liberté n'est qu'un leurre. D'autres convoquent la fraternité. Rendre le désespoir de celui qui n'a rien à cause d'une injustice et aucun espoir que cela change à peine vivable est il suffisant ? Dans les deux cas ce sont des stratégies d'évitement, elles nient la gravite du problème, ses causes et ses répercussions dans la société. Autrefois idéal fort guidant nos décisions, l'égalité considérée comme acquise et intangible est devenue un paravent pour faire passer les pires lois, les pires décisions. L'égalité n'est pas un acquis à défendre, c'est une conquête de tous les jours. L'égalité est la dernière grande conquête à mener dans notre pays. De l’égalité comme valeur nous devons arriver à l’égalité des chances pour tous.
Cette lutte demande une volonté politique forte. La discrimination est diluée dans notre quotidien, la combattre demande donc une autorité qui analyse avec pragmatisme et indépendance : la HALDE. Ses conclusions dérangent, elles démontrent une réalité déplaisante. C'est pour cela que son indépendance est primordiale. Le pouvoir politique a toujours voulu traiter l'égalité des chances comme un sujet de communication ponctuel, la HALDE est la pour le remettre face aux faits. Et les faits sont têtus. Mettre la HALDE sous tutelle serait nier la réalité de la discrimination, le coup de burin final qui effacera l'égalité du fronton de la république pour longtemps.
Monsieur le Président de la République, je vous demande de ne pas rompre l'indépendance de la HALDE. Je vous demande de reconnaître la réelle étendue des discriminations dans notre pays et donner les moyens financiers et juridiques de son action à la HALDE. Parce que c'est l'intérêt supérieur du pays et un symbole de notre volonté commune de faire avancer le pacte républicain.
Mes chers concitoyens, l'égalité fait partie de notre idéal de société commun, l’égalité des chances pour tous doit faire partie de notre quotidien. Laissez la HALDE guider notre chemin en toute indépendance. Ce qu'elle met en lumière doit être accueilli avec ouverture d'esprit et ses propositions suivies avec la ferme volonté de faire face. L'égalité ne se décrète pas, elle est le fruit d'une évolution des mentalités et des comportements au quotidien.
Notre pays est riche de ses talents mais paralysé par la peur. Si nous choisissons de faire de la lutte contre les discriminations notre objectif nous serons capable d'affronter l'avenir avec confiance.
Alain Dolium tête de liste du Mouvement Démocrate pour l’élection régionale en Ile-de-France des 14 et 21 mars 2010
Merci à Rue89 pour la publication
mercredi, mars 10 2010
Grand Paris : L’humain ne vit pas de béton, par Alain Dolium
Par paul le mercredi, mars 10 2010, 20:20 - Affaires de la cité

Le projet "Grand Paris" est avant tout un outil au service d'une ambition politique : la mainmise de l'état sur la région capitale. Ce projet a provoqué une levée de boucliers inédite : élus de tous partis, l'homme de la rue comme l'urbanisme d'expérience, représentants des usagers comme du patronat. Inédit mais pas entendu par les promoteurs.
Le "Grand Paris" se veut dans la lignée des Grands projets. Il a été décrété sur carte, depuis l'état major du palais de l'Elysée, comme autrefois les généraux décidaient des guerres du haut d'une colline. Mais à ce jeu la n'est pas Napoléon qui veut, et les Franciliens en ont assez d'être pris pour des pions déplacés sur une carte de 12000 km2. De RER A en ligne 13, de périphériques bouchés en aéroports mal desservis. Le soldat Francilien n'en peut plus.
L'indécence de projets pharaoniques comme le "Grand Paris" est le symptôme d'une décadence de notre mode de gouvernance plus que d'une vision fondatrice. Au dictionnaire de l'inspiration, cherchez à N comme Néron plus qu'au A d'Alexandre.
Nous sommes le parti Girondin !
Il est assez de Franciliens sincèrement dévoués au développement harmonieux de notre région pour les réunir et établir un plan ambitieux et réaliste. Élus locaux de tous bords, urbanistes inspirés, entreprises, citoyens. Héritiers d'Haussmann comme bâtisseurs d'un nouveau mode de vie.
De tous nous sommes le parti Girondin ! Nous croyons fermement que la sincérité et le réalisme issu du terrain doivent trouver dans la région une institution qui les aide à se réaliser. La région et ses habitants doivent pouvoir décider de l'aménagement de leur espace.
La recherche de consensus n'est pas une faiblesse, il faut avoir l'humilité de le reconnaître pour réaliser de grandes oeuvres. La gravité des problèmes et l'urgence d'y répondre nous imposent la modestie comme état d'esprit et l'ouverture comme méthode.
Quelle ambition pour ce "Grand Huit" ?
D'ambition ce "Grand Huit" n'en manque pas si l'on en juge par son cout ou le nombre de tonnes de béton nécessaires. Mais il en manque cruellement pour imaginer la ville de demain, redéfinir la vie en commun, stimuler le développement humain autant qu'économique. Il est typique de l'urbanisme dévoyé par des politiques sourds aux attentes du peuple. La région portera ce grand huit comme d'autres une montre dorée à l'orée de leur vie. Symbole d'une gloire passée, révélateur d'un manque de compréhension du présent, d'inspiration pour l'avenir.
Notre Ambition : l'humain
Nous méritons mieux ! Nous devons avoir pour ambition de devenir la première région au monde. La force de notre région : l'humain. Ceux qui y vivent, y travaillent, en rèvent à travers le monde. Nous devons donc recréer les conditions de son développement à son échelle : humaine.
Quels que soient les moyens de transports, le temps passé est pris sur le temps de vie ou sur le temps de travail, avec pour victime collatérale la planète. De plus, la ségrégation qui définit notre espace régional est adhérente. Qui a jamais révé d'une ville gigantesque avec toutes les bureaux dans un coin, des ghettos dortoirs dans un autre et une ville musée hors de prix dans un troisième ? Faute d'avoir un jour révé notre ville, elle est devenue un cauchemar au quotidien pour nombre de Franciliens.
Une meilleure intégration de ces facettes est donc notre objectif. Non pas par idéologie, pas seulement pour correspondre à un modèle de société plus fraternel, mais bien parce que c'est le choix logique, pragmatique. Un choix au service de la région, du bon développement des humains qui y vivent, de ses entreprises, du savoir et de l'innovation.
Nous voulons rompre avec le modèle actuel d'une ville dominatrice entourée de pôles de monoactivités et de dortoirs. Notre objectif : des "bassins de vie" ou chaque habitant trouvera à moins de 30 minutes les services essentiels à sa vie quotidienne : habitat, logement, loisirs, service publics.
Trois axes
Au service de cet aménagement du territoire : l'Office Régional de l'Habitat, des transports de proximité et une politique d'organisation des infrastructures locales.
L'Office Régional de l'Habitat est l'outil indispensable pour s'affranchir des logiques microlocales et faire accepter un aménagement optimal. Il ne s'agit nullement d'imposer mais de proposer un schéma cohérent dans son ensemble. Cet office utilisera les leviers existants pour intégrer habitations et locaux professionnels, répartir de manière optimale les logements sociaux et organiser la desserte en service vitaux. Ces aménagements se feront à l'échelle de plusieurs communes pour construire des bassins de vie cohérents.
Les transports ont besoin d'un plan d'urgence pour résoudre le cauchemar que vivent quotidiennement les Franciliens. Mais il s'agit surtout de bonnes pratiques de gestion. Pour soutenir le développement de bassins de vie, le tissu de transports locaux sera densifié. Le multimodal encouragé : Une station de RER n'est pas une fin en soi, ce n'est qu'une étape entre deux transports.
L'aménagement des infrastructures publiques et services associés doit prendre en compte le service rendu aux Franciliens. Les lycées financés par la région sont inutilisés en dehors des périodes de cours : nous voulons qu'ils soient ouverts le soir pour des écoles de la deuxième chance, le week end pour des activités culturelles. Les heures d'ouverture des stades publics réservés aux scolaires doivent être étendues pour le bien être de tous. Construire les stades des prochains JO à sans doute son intérêt pour la mégalopole, mais des micro bases de loisirs réparties auraient un impact plus important sur la vie sportive au quotidien. N'avons nous pas justement manqué ces JOs par manque de ... vitalité ? Financer les productions culturelles au coeur de Paris est nécessaire, mais à condition qu'une partie des représentations soient assurées sur tout le territoire.
Quelle région voulez vous pour vos enfants ?
Voici quelques exemples qui démontrent notre méthode, notre vision du "bassin de vie", vision ambitieuse mais solidement ancrée dans le quotidien. L'aménagement optimal du territoire régional demande avant tout d'avoir le sens des priorités et de l'écoute. Les Franciliens ont envie de se concentrer sur l'essentiel : leurs proches et leur travail. Tout le temps et les ressources libérées par une région mieux organisée seront utilisées pour créer, inventer, innover. La richesse de notre région, c'est l'humain : l'une ne se développera pas sans l'autre. Méfions vous des "génies bâtisseurs" : l'humain ne vit pas de béton. L'ambition de rendre les Franciliens heureux est la seule qui vaille, elle est en soi un défi largement suffisant.
Nous avons établi un plan d'action au service des Franciliens, ambitieux et réaliste. Ce plan demande bien sur à être enrichi de l'expérience de tous les hommes et femmes de bonnes volonté. Vous pouvez témoigner votre soutien à notre projet autant qu'à notre méthode le 14 mars.
Quelle région voulez vous pour vos enfants ? Votre avis compte ! Le 14 mars, votez !
Alain Dolium, tête de liste du Mouvement Démocrate pour l’élection régionale en Ile-de-France des 14 et 21 mars 2010
jeudi, mars 4 2010
Tribune d'Alain Dolium : Le 14 mars, il va y avoir du sport !
Par paul le jeudi, mars 4 2010, 18:13 - Affaires de la cité

Si vous avez le droit de vote, c’est que vous avez été sélectionné pour jouer en équipe de France. Soyez en fiers ! Il va maintenant falloir se battre, le pays compte sur vous !
Jouer collectif, avec les couleurs bleu-blanc-rouge, vous connaissez. Sur la pelouse, ils ne sont que 11 à jouer. Dans notre démocratie, nous sommes plus de 40 millions à voter.
Vous avez le droit de vote, parce que vous êtes des hommes et des femmes libres. Ce n’est pas arrivé par hasard, et cela n’a pas toujours été le cas. Avant, seuls quelques rares privilégiés avaient ce doit. Tous les autres ont du se battre dur pour l’obtenir. Se battre pour faire reconnaître qu’ils en étaient dignes. Si les femmes n’avaient pas ce droit, c’est qu’elles étaient des “enfants”. Et les esclaves étaient des “animaux”. Le droit de vote, c’est la dignité d’être un humain, rien de moins. Le droit de vote est un honneur qui se respecte.
Nous français, jouons notre avenir. Le pays et la région vont mal. Les franciliens souffrent toute l’année. Un dimanche, deux ou trois fois par an, vous avez l’occasion de vous battre. Un match qui décidera de votre avenir. Le dimanche 14 mars, vous allez jouer pour avoir un vrai emploi, une formation, de meilleurs lycées, un logement pour tous et des transports qui fonctionnent. Le résultat du match, c’est la Région que vous allez laisser un jour à vos enfants.
Votre maillot bleu-blanc-rouge, c’est votre carte d’électeur. La pelouse, votre bureau de vote. L’adversaire, c’est tout ce que voulez changer du passé. Le but, c’est ce que vous voulez construire pour l’avenir.
L’équipe nationale vous a sélectionné. A vous de vous battre maintenant ! Le 14 mars, il va y avoir du sport.
Alain Dolium
tête de liste du Mouvement Démocrate
pour l’élection régionale en Ile-de-France
des 14 et 21 mars 2010






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