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mercredi, juillet 7 2010

Tribune d'Alain Dolium sur Rue89 : « Pour l'arbitrage vidéo en politique ! »

A lire sur Rue89

Bilan politique au vitriol de cette Coupe du monde par nos dirigeants : amalgames pernicieux sur ces gamins doués de banlieue, l'équipe « black-blanc-beur » serait devenue une bande de macs, le conflit Ribéry-Anelka contre Gourcuff une affaire raciale voire religieuse.

Le plus intéressant, c'est ce que ces commentateurs révèlent. Dans l'humour de comptoir alcoolisé, comme dans le commentaire sportif, le vrai ressort. Les sentiments primaires s'expriment sans aucune autocensure.

Que les nouveaux riches de la politique sont cruels avec ceux du sport ! Ces joueurs se croyaient en osmose avec leurs dirigeants : même valeurs, méthode, goût pour l'insulte, conseiller fiscal, montres, femmes ex-collègues de défilés. Ils se croyaient de « bons Français », mais comment leur reprocher d'être le reflet de leur temps ?

Nos joueurs ne sont pas de fidèles guerriers portant haut l'étendard national mais de serviles gladiateurs pas encore affranchis. Certains politiques, à défaut de pouvoir fournir du pain, escomptaient de ces gladiateurs qu'ils fournissent des jeux réussis pour faire oublier leur faim au peuple.

« Black-blanc-beur » versus « homme-blanc-CSP+++ »

La défaite avérée, leur condition sociale leur a été durement rappelée. Par leurs amalgames pernicieux, les commentateurs politiques ont aussi gravement porté atteinte à l'idéal de société que les joueurs à leur maillot. Le « black-blanc-beur » de la sélection nationale agit comme un révélateur de leur propre qualité d'« homme-blanc-CSP+++ ». Ils n'ont pas plus de solutions pour l'organisation de la fédération que pour sauver le pacte républicain. Après tout, la politique sportive actuelle du gouvernement se résume surtout à l'instauration des paris sportifs en ligne.

Ce rendez-vous raté est peut-être l'occasion d'une salutaire remise en cause : comment donner le meilleur de soi-même sans être libre ? Quels critères de réussite voulons-nous proposer à nos jeunes ? Quel équilibre entre individualité et collectif ?

La Coupe du monde a été pour le foot français un dur mais salutaire retour à la réalité. Elle agit comme une juste sélection qui permettra aux joueurs d'évoluer. Mais quel cataclysme pourrait faire éclater la consanguinité de notre classe dirigeante ? Quel bouleversement pourrait faire évoluer notre société vers un modèle plus humain ?

Alain Dolium est membre du Mouvement démocrate, il a été la tête de liste du MoDem en Île-de-France pour les élections régionales de mars 2010. Il est président du « do tank » Echelle humaine.

jeudi, décembre 17 2009

Alain Dolium : How beauteous mankind is ! O brave new world

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Alain Dolium est l'antidote contre le meilleur des mondes que nous décrit Aldous Huxley. Il ne l'est pas tant tant par son action que par son parcours de vie et les enseignements qu'il en a tiré.

En génétique la méthode la plus répandue consiste à étudier les mutants naturels. Si un humain est seul capable de résister à une maladie, il faut l'étudier pour voir ce qui le différencie du reste de la population. Cette différence permettra d'isoler la source de la maladie et comprendre son mécanisme.

Prédestination sociale

Nous avons en France un grave problème de prédestination sociale. Autrefois les nobles héritaient d'un statut à la naissance. Quelques tètes coupées plus tard nous avons un système qui en théorie donne les mêmes chances à tous. En pratique l'incertitude et la variabilité des destins est anxiogène : tout a donc été mis en place pour guider des la naissance les citoyens vers leur prédestinée en fonction de multiples critères. Les fils de profs font une prépa et finissent ingénieurs. Les fils d'ouvriers deviennent ouvriers. Les détenteurs d'un thèse ne peuvent pas travailler dans le privé. Les étudiants en sociologie seront chômeurs. Tout ce qui va a l'encontre de la prédestination est présenté par certaines classes comme du "déclassement social" au reste de la société pour lui faire peur et la maintenir dans son déficit d'ambition.

En économie aussi. Nous sommes un pays capitaliste mais du marché nous n'avons retenu que l'aide aux grands groupes qui se voient attribuer des marchés protégés de la concurrence par le pouvoir. Diners au Fouquets et vacances sur les yatchs de grands patrons, mais toujours pas de Small Biz Act en France.

Apres avoir étudié et travaillé dans la biotechnologie pendant 10 ans, j'ai adapté ma vision de l'humanité : les talents sont de divers types et repartis de manière assez peu prévisible dans la population. Une société qui recherche à optimiser son devenir doit donc fournir un cadre de soutien souple à l'ensemble de la population pour soutenir tous les talents (qui sait de quoi nous aurons besoin) d'ou qu'ils viennent sans sélectionner a priori qui et quoi. Avant d'être une valeur politique c'est pour moi une décision pragmatique.

Parcours

Alain Dolium a réussi à passer à travers tous les obstacles que l'organisation de notre société, de notre enseignement lui a mis en face. Il vient d'un quartier défavorisé, ses parents n'ont pas les clés du système éducatif et il est noir des Antilles. Il était prédestiné par la société a être employé de mairie a la Ville de Paris (et redevable, en plus), ou a boire ses allocations chômage en rhum après être retourné aux Antilles (sans émeutes, de préférence). Il l'a fait seul, sans aide, parce qu'il avait une certaine idée de ses capacités et l'intelligence de trouver des solutions au fur et a mesure. Il n'a pas développé une mentalité de victime revancharde, mais toujours tente et réussi à trouver des solutions pratiques et continuer son avancée.

Ce concept de lutte contre la prédestination sociale est fortement ancrée dans notre mouvement. Pour certains nous en sommes l'incarnation, "parti des notaires de province". Mais en pratique il suffit de regarder le parcours de François Bayrou, fils de la campagne devenu brillant agrégé de lettres ou Marielle De Sarnez, autodidacte qui a renoncé aux facilités de sa famille aristocrate pour entrer en politique très jeune. Cette conscience de sa destinée propre, en dehors des cadres imposés, agace. Elle est vue comme une prétention ? S'en est une et elle demande à être contrôlée mais elle est nécessaire pour améliorer notre société ! Le signe d'esprits ouverts à l'évolution, à l'écoute des différences, aussi.

Gendre idéal

Agaçant Alain peut l'être à plus d'un titre. Il est beau, s'exprime avec fluidité et cohérence, une réelle présence. Son parcours professionnel est hors du commun, il a réussi au delà du plafond de verre qui le cantonnait après ses études au niveau de cadre supérieur. Entre ses multiples sociétés et sa vie de famille réussie il trouve le temps de faire de l'associatif dans l'aide scolaire. Et cerise sur le gâteau : il n'est pas encore gâté par la politique ! Il a cette ambition qu'ont les nouveaux arrivants d'utiliser le pouvoir politique comme levier pour mettre en pratique les leçons durement apprises. Cette énergie peut déplacer des montagnes. Alain Dolium n'a pas de limites, parce qu'il n'a pas à en avoir.

Leçons de vie

Tout au long de ce parcours de vie il a analysé les problèmes de notre société. La vie dans les quartiers pour commencer. L'orientation scolaire aussi, organe de prédestination officiel, incapable de comprendre ses capacités. Lors de ses études ensuite, ou sans des parents fins connaisseurs du système il aurait pu se perdre dans le dédale des formations et des non dits. Lors de ses premiers jobs, après HEC, il s'est confronté au plafond de verre que rencontrent les candidats brillants mais aux parcours atypiques. Toute sa vie est marquée par la lutte contre la prédestination sociale de notre pays et les solutions innovantes qu'il a pu y apporter.

Politique ?

La question qu'il est bon de se poser dans un pareil cas est de savoir s'il est possible de transformer cette expérience de vie en action politique. D'autres se servent de leur parcours pour construire un personnage et se faire élire comme une récompense. Tout ce qu'Alain propose est pensé et mesuré à la lumière de cette expérience, après analyse pragmatique. Il est la pour agir et il a un programme.

Il sait combien la fluidité de la société et de l'économie est nécessaire à l'épanouissement optimal de toutes les compétences (c'est sans doute ce qui l'a éloigné de son vote socialiste). Il sait aussi combien le volet social est important pour offrir à tous une vie décente et toutes les chances d'évolution (sans doute pourquoi il n'est pas de droite). Il ne conçoit pas le social comme une dépense courante obligatoire pour maintenir la paix sociale entre classes mais comme une dépense d'investissement, tournée vers le développement des individus.

Voila pourquoi il se sent bien au Mouvement Démocrate. Alain n'est pas un alibi, il est au contraire l'homme qui est en charge de trouver comment mettre en application les valeurs démocrates dans le contexte très spécial d'Ile-de-France, d'insuffler un nouvel élan. Il est un petit concentré de la région en 2009 à lui tout seul : les nouvelles technologies, l'économie, l'action sociale, la mixité ethnique géographique et sociale.

Ne lui dites pas non

La région aurait tout intérêt à adosser son avenir à celui d'Alain Dolium, à comprendre son destin, écouter ses propositions et profiter de son énergie sans limites. Voila pourquoi je voterai et ferai campagne pour lui.

Il est certes un digne représentant des valeurs du Mouvement Démocrate, mais il apporte des réponses à des questions que se posent des citoyens bien au delà du Mouvement et il n'est pas un homme de parti. Je vous encourage donc a réfléchir à sa candidature sans a priori, pour l'homme et son programme. Ne lui dites pas non.